MISHIMA TUVACHE
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Note d'intention
Je connaissais le roman de Jean Teulé depuis sa parution en 2007. Mais, pour m’être posé la question à l’époque, je n’imaginais pas que l’on puisse l’adapter. Car une adaptation « naturaliste » ne pouvait que réduire la portée et l’humour du texte.
Lorsque la proposition, absolument inattendue, m’a été faite d’envisager une adaptation en animation, tout s’est, en quelques secondes, éclairé. Il y avait d’un coup comme une évidence :transposer ces personnages, ces décors, ce commerce insensé, dans un contexte autre, décalé,inventif, m’a semblé être la seule voie possible. Possible et enthousiasmante.D’un seul coup s’ouvrait tout un champ assez miraculeux, qui autorisait la liberté totale de l’imagination, et aussi et surtout un humour terrible, très noir et très joyeux.
C’est dans cet état d’esprit que je me suis mis au travail, respectant ce qu’avait inventé Jean Teulé, tout en le transformant pour en faire autre chose, et aboutir à un projet moderne, explosif mais –je l’espère- original et drôle.
J’ai pris conscience, très vite, de tout ce que m’offrait l’animation par rapport à la prise de vues réelle. En terme de scénario, bien sûr, mais aussi et surtout en terme de mise en scène. Pour ne citer qu’un exemple, suivre au dessus de la ville un pigeon neurasthénique, le voir se percher, avec lassitude, sur un lampadaire du périphérique, jusqu’à ce qu’il mette fin à sa vie d’oiseau en se laissant tomber sur la chaussée au moment où un 15 tonnes passe, n’est vraiment envisageable qu’en animation. Aucun plan n’est impossible. Aucune idée n’est irréalisable. Aucune séquence n’est trop chère. C’est d’ailleurs assez vertigineux...
Lorsque nous avons mis au point le story board détaillé, j’ai été porté par cette liberté là, que je n’avais jamais connue auparavant. Mais dès l’écriture de l’adaptation, savoir qu’il s’agissait d’un film d’animation, m’a ouvert des horizons insoupçonnés.
J’ai pris tant de libertés que j’ai craint que Jean Teulé n’en soit troublé, voire choqué. Quand il a lu le scénario, il m’a téléphoné pour me dire : « Ca me plaît beaucoup, parce que c’est complètement autre chose, et je retrouve malgré tout ce que j’ai écrit ;ce film sera autant à toi qu’à moi, comme si nous en étions les deux auteurs mélangés ».Ce qui me donnait la certitude de ne jamais m’être contenté d’illustrer ce que Jean Teulé avait écrit, et que j’avais su adopter autant qu’adapter.
D’autant plus original, par rapport au roman, que j’en ai fait un film musical, dans lequel huit chansons viennent ponctuer et commenter l’action, de façon à la fois dérisoire et cocasse.
Depuis que je fais des films, je n’ai jamais abordé un projet dans lequel la musique occupe autant de place, car, en plus des chansons qui parsèment et relaient la narration, les personnages dansent parfois, et le rythme des scènes est en permanence sous-tendu par une partition attentive. Je retrouve, pour ce travail, mon ami compositeur Etienne Perruchon, dont le talent et l’énergie m’enchantent.
Mon envie est de faire un film moderne, dérangeant, certes, mais résolument positif, malgré les noirceurs véhiculées. Comme une plongée dans le pessimisme le plus sombre, pour mieux le dynamiter de l’intérieur.
Avec ce projet, je n’ai jamais eu l’ambition de faire un film pour les enfants, du moins pour les tout petits. D’édulcorer à ce point le livre de Jean Teulé pour le rendre accessible aux très jeunes spectateurs aurait été, à mon sens, une mauvaise action.
En revanche, je sais que ce livre captive les enfants à partir de 13/14 ans, et qu’il est même étudié dans les collèges et les lycées. C’est environ autour de ces âges là que je pourrais situer le \"début\" de notre public.
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Synopsis
Imaginez une ville où les gens n’ont plus goût à rien, au point que la boutique la plus florissante est celle où on vend poisons et cordes pour se pendre. Mais la patronne vient d’accoucher d’un enfant qui est la joie de vivre incarnée.
Au Magasin des Suicides, le ver est dans le fruit...
Générique
les voix de
La Famille Tuvache
- Mishima
- Lucrèce
- Alan
- Marilyn
- Vincent
- Bernard Alane
- Isabelle Spade
- Kacey Mottet Klein
- Isabelle Giami
- Laurent Gendron
- Le Joli Garçon
- Le Psy
- Monsieur Calmel
- Le Gynécologue
- Oncle Dom
- Pierre-François Martin-Laval
- Eric Métayer
- Jacques Mathou
- Urbain Cancelier
- Pascal Parmentier
Les Clients
- Le Désespéré
- Le Sauveteur
- La petite dame âgée
- Monsieur Dead for Two
- Madame Dead for Two
- Le Type fébrile
- Le Neurasthénique
- Le prof de gym
- La Bourgeoise
- La Femme
- Le Mari
- La Petite dame 1
- La Petite dame 2
- Le SDF
- Le suicidaire du pont
- Edouard Pretet
- Jean-Paul Comart
- Annick Alane
- Jacques Mathou
- Juliette Poissonnier
- Philippe Du Janerand
- Urbain Cancelier
- Pascal Parmentier
- Isabelle Petit Jacques
- Juliette Poissonnier
- Philippe Du Janerand
- Nathalie Perrot
- Annick Alane
- Eric Métayer
- Jean-Paul Comart
production
- Réalisation
- Scénario & dialogues
- D’après le roman de
- Publié aux
- Direction artistique et conception graphique
- Musique originale
- Montage
- Mixage
- Producteurs associés
- Produit par
- Patrice Leconte
- Patrice Leconte
- Jean Teulé
- Éditions Julliard
- Régis Vidal
- Florian Thouret
- Etienne Perruchon
- Rodolphe Ploquin
- Thomas Gauder
- Emmanuel Montamat
- Eric Mistler
- Diana Elbaum
- Arlette Zylberberg
- Ilona Marouani
- Gilles Podesta
- Thomas Langmann
- Michèle et Laurent Pétin
- André Rouleau
- Sébastien Delloye
Presse
Le Magasin des Suicides a visuellement de la gueule, vérifiez par vous-même.
Un film joyeusement noir, une réussite.
Une petite pépite dans la morosité ambiante. L’humour noir se déguste ici avec délice, comme une crêpe au sucre…
Pas de doute, ce premier essai dans le domaine de l'animation de la part d'un des rois de la comédie à la française, est une vraie réussite.
Pour son premier film d’animation, l’essai est validé avec un cocktail d’humour noir et de prouesses graphiques.
Une dictature du bonheur... une tuerie à fondre de plaisir...
Singulier, foisonnant et techniquement irréprochable, une réussite indéniable.
Un dessin animé musical, farfelu et réjouissant... un feu d'artifice malicieux et décalé.
Patrice Leconte a retrouvé l'enthousiasme de ses débuts et l'allégresse de ses meilleures comédies.
Le Magasin des suicides cache bien son jeu : il est en réalité enthousiasmant et drôle...
Enlevé, drôle, truffé de clins d'œil, ce divertissement subversif fête le chaos semé par un gamin.
Longue vie à ce dessin animé... à la fois décalé, audacieux et plein d'allant !
Dans le contexte de crise actuelle, on ne saurait trop recommander ce joli petit ballon d’oxygène. Tim Burton aurait des raisons d’être jaloux.
Délicieusement macabre.
Au pire vous risquez de mourir de rire mais il est certain que vous ne demanderez pas à être remboursé de ce Magasin des Suicides !







